Tous les articles par CLCV Val-de-Marne

Manifestation unitaire départementale (94) – Un logement pour tous.tes !

Mardi 13 juin 2023
17h – rassemblement à l’église de Créteil
départ 17h30 vers la préfecture

STOP EXPULSIONS
BAISSE DES LOYERS !
1 TOIT = 1 DROIT

Télécharger le tract

Loyers trop chers
Nous exigeons l’arrêt de l’augmentation des loyers et des charges !
Pour la revalorisation des aides au logement !

Expulsions
Nous exigeons l’arrêt des expulsions et le retrait de la loi Kasbarian !

Indécence
Nous exigeons la réhabilitation des logements indécents et des passoires énergétiques !

Spéculation
Nous exigeons la construction de logements sociaux de qualité, le respect de la loi SRU dans tout le département.
Non aux démolitions et aux ventes de logements sociaux au profit de la spéculation (ex : ANRU) !

Logement pour tous.tes !
Pour un véritable financement public du logement social !
Respect des DALO, réquisition des locaux vacants !

Démarchage en matière de gaz : condamnation du fournisseur ENI

Par un jugement du 23 mai 2023, susceptible d’appel, le fournisseur ENI a été condamné pour avoir mis en œuvre notamment, courant 2019/2020, par l’intermédiaire de sociétés de démarchage des pratiques commerciales agressives et des pratiques de vente sans commande préalable.

Alertés sur les méthodes de démarchage de certains fournisseurs d’énergie, en quête de nouveaux clients dans un marché très concurrentiel, nous avions assigné en 2020 la société ENI pour ses pratiques que nous estimions contestables.

Les faits reprochés : des adhésions forcées tombant sous le coup de la réglementation de la vente sans commande préalable et des pratiques commerciales agressives utilisées par les démarcheurs souhaitant à tout prix obtenir la souscription de contrats.

Dans sa décision, le tribunal retient plusieurs des témoignages fournis comme caractérisant des agissements illicites. On peut citer l’utilisation d’affirmations mensongères, comme l’impossibilité de conserver son fournisseur actuel, pour inciter le consommateur à signer. C’est également l’utilisation de la part de certains démarcheurs d’une fausse identité.

Même si la décision rendue est susceptible d’appel, il s’agit d’un signal fort face aux dérives régulièrement constatées dans le cadre du démarchage en général.

Cette décision illustre aussi à quel point le marché de l’énergie est devenu toxique pour les consommateurs. Les faits reprochés, antérieurs à la crise de l’énergie, renvoient à une époque où les fournisseurs d’énergie étaient très agressifs pour conquérir de la clientèle.

A l’heure où, malheureusement, le tarif réglementé du gaz disparait, ces comportements pourraient revenir en force. D’une manière générale, nous conseillons aux consommateurs de ne répondre à aucun démarchage (en porte à porte ou au téléphone) car l’offre commerciale proposée dans ce cadre sera de toute façon rarement intéressante.

Source : CLCV nationale – clcv .org
Communiqué de presse / Article publié le : 26/05/2023

Crédit photo : © Vladimir Semenov – stock .adobe .com

Fêtes de Pâques – Comment choisir un chocolat de qualité ?

Le chocolat présente des qualités très variables. Alors comment choisir ses chocolats ? Quelques conseils pour vous régaler à Pâques.

Avec 6 à 8 kg croqués chaque année, le Français fait partie des plus grands consommateurs mondiaux de chocolat. Il faut dire que, s’il est à consommer avec modération, sa dégustation procure un véritable plaisir tout en apportant certains bienfaits. À condition toutefois de choisir le bon !

Noir, blanc, au lait : quelles différences ?

Tous les chocolats sont produits à partir de cacao, issu lui-même des fèves du cacaoyer après leur fermentation, séchage, concassage, torréfaction et broyage. On obtient ainsi une pâte semi-liquide qui est pressée pour donner d’un côté la poudre de cacao et de l’autre le beurre de cacao (la matière grasse du cacao).

Le chocolat dit noir est ensuite fabriqué en mélangeant les deux avec du sucre. Pour du chocolat au lait, on prend les mêmes ingrédients en y ajoutant du lait. Le chocolat blanc est en revanche réalisé uniquement à partir de beurre de cacao, de sucre et de lait.

Le choix entre ces différentes sortes est avant tout une histoire de goût. Le chocolat noir est celui qui a généralement la faveur des amateurs car il contient plus de cacao et a de ce fait un goût plus intense. Le chocolat au lait est pour sa part plus doux. Le chocolat blanc a quant à lui davantage goût de lait et de sucre que de cacao. C’est aussi le plus gras et celui qui a la consistance la plus fondante.

Composition : ce que dit la réglementation

En France, l’appellation « chocolat » est réglementée par le décret n°2003-702 du 29 juillet 2003 qui fixe des proportions minimales à respecter : 35 % de cacao pour le chocolat classique, 25 % pour le chocolat au lait, 20 % pour le chocolat blanc, etc. Pour les chocolats fourrés, les bonbons au chocolat ou praline, le décret impose un pourcentage minimal de 25 % de chocolat, et non de cacao. Ce dernier ne peut ainsi représenter en réalité que quelques pourcents à peine.

Pour le reste, les fabricants sont libres d’intégrer d’autres éléments, à commencer par du sucre, mais aussi des fruits à coques (noisettes, noix, amandes, etc.), du caramel ou des arômes (s’ils n’imitent pas la saveur naturelle du chocolat ou de la matière grasse lactique). Seule règle : ils ne doivent pas représenter plus de 40 % du produit total (hors fourrage pour les bonbons fourrés).

En complément du beurre de cacao, certaines matières grasses végétales (Illipé, huile de palme, sal, karité, kokum gurgi et noyaux de mangue) peuvent par ailleurs être incorporées, sans dépasser les 5 % du produit fini. Leur présence doit cependant être clairement mentionnée. En dehors de celles issues du lait, les graisses animales sont en revanche totalement interdites.


Et les truffes ?
Nommées ainsi en raison de leur ressemblance avec le célèbre champignon, les truffes au chocolat sont des confiseries de la taille d’une bouchée, confectionnées traditionnellement à partir de chocolat et de crème, puis enrobées de cacao. Pour pouvoir avoir l’appellation, le chocolat doit représenter au moins 25 % du poids total du produit et les matières grasses utilisées doivent provenir exclusivement du cacao et de produits laitiers. Si ce n’est pas le cas, la mention « truffes fantaisie » doit figurer sur l’emballage.

Vérifiez le pourcentage de cacao

Cette réglementation laisse une liberté assez grande aux fabricants et, de fait, la proportion de cacao dans les chocolats varie énormément d’un produit à l’autre. Elle doit cependant être indiquée sur l’emballage. Pour retrouver l’intensité du cacao, les amateurs opteront pour un chocolat noir en contenant au moins 60 %. Au-delà de 80 %, leur amertume peut rebuter.

Vous pouvez aussi opter plus simplement pour un chocolat portant la mention « extra », valable pour le noir comme pour le chocolat au lait, et qui garantit un pourcentage de cacao plus élevé que la réglementation générale (43 % au moins pour le premier, 30 % au moins pour le second).

Pour plus de goût et moins de gras, vous pouvez aussi privilégier, même s’ils sont assez rares, ceux contenant plus de cacao sec (ou dégraissé, ou pâte de cacao) que de beurre de cacao. Pour cela, regardez la liste des ingrédients : ils sont classés en fonction de leur proportion dans le produit fini.

À noter que les chocolats fourrés et bonbons au chocolat n’ont pas obligation de mentionner le pourcentage de cacao. D’une manière générale, ils en contiennent de toute façon assez peu, et davantage de sucres, de gras et d’additifs (épaississants, correcteurs d’acidité, arômes artificiels, etc.).

Fuyez les longues listes d’ingrédients

Si trois ingrédients seulement sont nécessaires à la préparation du chocolat – la poudre (ou pâte) de cacao, le beurre de cacao et le sucre (et éventuellement le lait) – des chocolats en rayon peuvent contenir des additifs (une trentaine d’additifs est autorisée) et des arômes. Seule l’utilisation de colorant est interdite. Plus la liste d’ingrédients sera longue, moins le produit se rapprochera donc de la recette traditionnelle. Un seul mot d’ordre donc : privilégiez une liste d’’ingrédients courte !

Vérifiez également la présence de matières grasses végétales. De nombreux fabricants en utilisent à la place d’une partie du beurre de cacao, car moins chères, mais elles sont critiquées pour leur impact sur la santé et l’environnement. La mention « pur beurre de cacao » permet de s’assurer qu’il n’y en a pas.


Du chocolat responsable
Du fait des conditions climatiques nécessaires, la production de cacao se limite à quelques pays, en Afrique, en Asie et en Amérique latine, avec un impact très important sur la déforestation et la consommation d’eau. L’arbre est par ailleurs cultivé essentiellement dans de petites exploitations familiales, très fragiles économiquement. Pour consommer du chocolat de façon responsable, mieux vaut donc opter pour des labels tels que celui de Rainforest Alliance (conditions de production respectueuses des droits de l’homme et de l’environnement …) ou Fairtrade de Max Havelaar (prix minimum pour les producteurs, conditions de production respectueuses des droits de l’homme et de l’environnement …).

 

Crédit photo : © M.studio – stock. adobe. com

Source : site CLCV nationale  (Article publié le : 04/04/2023)

Politique de l’eau – Transition écologique et adaptation au dérèglement climatique : il n’est plus possible de repousser à plus tard !

En réponse au plan eau présenté ce jeudi par le gouvernement, la CLCV rend public son plaidoyer pour une politique de l’eau capable de relever plusieurs défis : réduire le gaspillage de l’eau, adapter les consommations et les usages à la disponibilité de la ressource et atténuer les effets du dérèglement climatique.

Pour notre territoire hexagonal et ultramarin, nous restons particulièrement attachés :

  • Au principe de « pollueur-payeur ». Que la pollution de l’eau soit accidentelle, chronique, ponctuelle ou diffuse, c’est au pollueur de supporter financièrement les dégradations qu’il provoque, le coût de leur réparation et des mesures à prendre pour qu’elles cessent. Nous demandons que soit mis fin à l’iniquité « pollué payeur ».

 

  • Au principe de « l’eau paye l’eau ». La facture d’eau ne doit pas financer des mesures autres que sa production et sa distribution. Les retards pris en matière de qualité des réseaux et d’assainissement ne pourront pas être rattrapés sans autres financements. En ce qui concerne les ménages, les normes de construction et de rénovation de l’habitat devraient intégrer les aménagements permettant les économies d’eau, l’utilisation des eaux grises pour les sanitaires et l’utilisation des eaux pluviales. Le 12ème programme des Agences de l’eau devrait prévoir le financement de ces travaux de rénovation et de l’installation de compteurs pour les immeubles qui en sont dépourvus.

Si l’accélération de l’impact du changement climatique rend les enjeux évidents, les problématiques liées à l’eau sont largement connues depuis des années. Le discours de certains acteurs – « il faut nous laisser du temps pour faire évoluer nos pratiques » – n’est plus recevable. Plusieurs décennies de politiques privilégiant les engagements volontaires, utiles et que la CLCV a soutenues à leur début, ont montré leurs limites. Elles ont permis de progresser, mais pas à l’échelle des défis à relever.

Demain, quels usages de l’eau ?

Les usages de l’eau soutenables dans les prochaines années, seront ceux qui auront permis de réduire et supprimer chaque fois que cela est possible :

  • l’artificialisation des sols, les ruissellements et l’érosion des sols ;
  • les surconsommations d’eau par une adaptation des activités aux ressources disponibles, l’utilisation raisonnée des eaux usées traitées et des eaux pluviales ;
  • les déchets plastiques y compris d’origine agricole et déchets de méthanisation ;
  • les rejets d’eaux usées non traitées au milieu naturel ;
  • les intrants les plus dangereux en soutenant les reconversions d’activités et de pratiques, les mesures agro-environnementales, l’agriculture biologique ;
  • les inégalités entre les zones rurales et urbaines en matière d’adduction d’eau et d’assainissement des eaux usées domestiques et assimilées, et celles provenant d’activités ;
  • les conflits d’usage ;
  • les inégalités économiques et sociales pour un égal accès à l’eau et à l’assainissement pour tous.

Plaidoyer CLCV pour une politique de l’eau a la hauteur des enjeux du dérèglement climatique.pdf (Fichier PDF à télécharger sur le site de la CLCV nationale)

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L’eau au cœur de l’action de la CLCV

La CLCV porte depuis une dizaine d’années la question de l’eau : droit à l’eau, tarification sociale, gaspillage de l’eau… Dès 2017, dans son plaidoyer pour le 11ème programme des agences de l’eau, elle a mis l’accent sur les mesures structurelles à prendre pour réduire le gaspillage d’eau et adapter les consommations et les usages à la disponibilité de la ressource. Face à la multiplication de phénomènes forts (pluies violentes, inondations, sécheresse entraînant restrictions d’eau, incendies et pertes de cultures), elle préconisait des actions plus énergiques pour atténuer les effets du dérèglement climatique et pour que la société s’adapte aux changements déjà fortement perceptibles.

Elle a répondu à la consultation des membres des comités de bassin et du comité national de l’eau en décembre dernier en faisant des propositions concrètes et travaille à la préparation du 12ème programme des Agences actuellement en chantier.
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Crédit photo : © Owais- stock .adobe .com

Source : Site CLCV nationale (Article publié le : 31/03/2023) – Communiqué de presse

Location de vacances : comment éviter les mauvaises surprises ?

Les vacances d’été approchent. Vous êtes en recherche d’une maison ou d’un appartement à louer. Location fantôme, vue imprenable sur les poubelles ou mauvais état général : chaque année, des vacanciers sont déçus par le logement loué et voient leurs vacances gâchées. Suivez nos conseils pour éviter le drame.

Les locations saisonnières constituent un moyen de plus en plus prisé pour partir en vacances et le succès des plateformes du type Airbnb constitue un bel exemple de cet engouement.
Malheureusement, les déconvenues ne sont pas rares et il arrive que la petite merveille dont on vous a vanté les mérites ne soit, une fois sur place, qu’une bicoque en mauvais état.

Vérifiez les informations de l’annonce

Vous n’êtes pas à l’abri d’une annonce mensongère. Renseignez-vous sur le logement, échangez avec le bailleur et n’hésitez pas à poser des questions. Sachez que toute personne qui se livre par voie électronique à la fourniture de biens ou de services doit assurer un accès facile, direct et permanent à ses coordonnées (état civil, adresse, numéro de téléphone…).

Contrôlez la localisation géographique du bien sur internet (Street View, Google Maps, etc.), notamment la proximité des différents services (plage, transports…), et la conformité avec ce qui vous a été indiqué par le bailleur.

Les éléments indispensables du contrat

Le contrat de location doit être rédigé par écrit et contenir diverses informations : prix, descriptif, dates de location, montant et modalités de restitution du dépôt de garantie… Il doit être signé en autant d’exemplaires que de parties, de préférence au moment où sont versés les arrhes ou l’acompte.

Soyez vigilant à la conclusion du bail

Avant de signer un contrat de location saisonnière, le professionnel ou le particulier doit vous donner la description des lieux loués, leur localisation géographique, les conditions de la location et un état des risques naturels et technologiques.

Lorsque le contrat est conclu à distance (internet, courrier) avec un professionnel, l’annonce doit notamment contenir les coordonnées de celui-ci, l’existence du droit de rétractation et la durée de la validité de l’offre et du prix.

Arrhes et acompte : quelles différences ?

Dans les deux cas, le locataire verse une somme d’argent au moment de la signature du contrat. Si cette somme constitue un acompte, le contrat est ferme et définitif et ne peut être rompu par les parties, chacun pouvant en demander l’exécution.

S’il s’agit d’arrhes, le bailleur et le locataire conservent chacun le droit de se dédire, le premier en restituant le double de la somme versée, le second en abandonnant celle-ci.

Attention qu’il s’agisse d’arrhes ou d’un acompte, ne versez jamais la moindre somme d’argent avant d’avoir signé le contrat de location. Les modalités de paiement varient selon l’intervention ou non d’un intermédiaire, une agence immobilière par exemple. Pour les locations meublées hors forfait touristique d’une durée maximale non renouvelable de 90 jours, l’intermédiaire ne peut pas exiger le paiement d’arrhes ou d’un acompte plus de six mois à l’avance. Leur montant ne doit pas excéder le quart du montant du loyer. Le solde peut être exigé contre remise des clés et être perçu un mois avant l’arrivée des locataires. En revanche, lorsque la location est consentie directement entre particuliers, aucune règle précise n’existe, mais la pratique tend à se conformer aux mêmes dispositions qu’avec un intermédiaire.

Est-on mieux protégé avec les plateformes de location entre particuliers ?

Si ces plateformes peuvent faciliter la résolution de certains litiges ou procéder à des indemnisations, elles ne contrôlent pas pour autant la conformité des annonces qui leur sont soumises. À titre d’exemple, Airbnb précise dans ses conditions générales qu’il ne contrôle ni ne garantit l’existence, la qualité, la sécurité, l’adéquation ou la légalité des annonces, la véracité ou l’exactitude des descriptions.

En cas de litige lors de votre entrée dans les lieux, prévenez immédiatement le bailleur ou son mandataire, prenez des photos, voire, pour les cas les plus graves, procédez à un constat d’huissier. Mentionnez toutes les remarques dans l’état des lieux contradictoire.

Crédits photo : © aetherial- Adobe Stock

Source : Site CLCV nationale (Article publié le : 21/03/2023 – Dernière mise à jour : 31/03/2023)

Demande d’intervention afin d’obtenir le report de la fin des tarifs réglementés de gaz

Courrier à destination des députés et sénateurs

Paris le, mercredi 8 février 2023

OBJET : Demande d’intervention afin d’obtenir le report de la fin des tarifs réglementés de gaz prévue au 30 juin 2023

Mesdames, Messieurs,

La fin du tarif réglementé de vente de gaz (TRVg) aura pour effet d’imposer à 2,8 millions de ménages de changer d’offre, dans un contexte où les prix flambent sur le marché de l’énergie. Qui plus est, sa disparition entraînera une insécurité contractuelle pour tous les ménages ayant signé des contrats en offres de marché, indexés sur ce TRV, auprès d’autres fournisseurs. Au global, ce sont ainsi plus de 7 millions de ménages qui seront affectés par l’extinction des tarifs réglementés du gaz, en l’état prévue le 30 juin 2023.

Or, dans le contexte inflationniste que nous connaissons, ces tarifs réglementés du gaz sont la formule la plus protectrice actuellement pour le consommateur.

Cette disparition du TRV du gaz fait suite à la loi énergie-climat du 8 novembre 2019 qui est venue confirmer une décision du Conseil d’Etat de 2017. Ce dernier avait alors estimé que les tarifs réglementés du gaz étaient contraires au droit européen dans la mesure où ils sont une « entrave à la réalisation d’un marché concurrentiel. ».

Nous considérons que le contexte inflationniste que nous connaissons, notamment au niveau des prix de l’énergie et particulièrement du gaz, et l’intérêt général commandent de reporter la fin des tarifs réglementés de gaz prévue au 30 juin 2023.

Ce report est juridiquement possible par l’insertion d’un amendement dans la loi énergie-climat du 8 novembre 2019 qui a fixé au 30 juin 2023 la fin du tarif réglementé de vente de gaz. En effet, la Commission européenne autorise, depuis octobre 2021, les différents Etats à prendre des mesures exceptionnelles pour la protection des consommateurs. C’est dans ce cadre que le bouclier tarifaire a pu être mis en place.

Ce report est d’autant plus nécessaire que la piste évoquée par le gouvernement visant à mettre en place un prix de référence déterminé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui servirait de base à la poursuite du bouclier tarifaire n’offre, de toute évidence, pas les mêmes garanties juridiques que les tarifs réglementés fixés par les pouvoirs publics.

Nous vous rappelons que l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE) publie chaque année un tableau de bord de la précarité énergétique. En 2021, 84 % des ménages interrogés dans le cadre du baromètre se disent préoccupés par leur consommation énergétique (+14 points par rapport à l’année 2019). Cette inquiétude n’a pu que croître depuis 2021.

En 2021, un quart des ménages a été confronté à une difficulté à payer la facture énergétique (contre 10 % en 2019). Les 18-34 ans sont les plus affectés (46 % contre 32 % en 2020).

Les interventions de fournisseurs énergétiques pour suspension ou réduction de la puissance à la suite d’impayés se sont accrues en 2021 par rapport à 2019 (+17 % de suspensions et +63 % de réductions de puissance).

Aussi, nous vous prions d’œuvrer pour un report de la fin du l’extinction du tarif réglementé de vente du gaz, d’au moins 2 ans, que ce soit par le biais d’une proposition de loi visant à amender la loi de 2019, ou encore en interpellant la ministre en charge de la Transition énergétique pour lui demander d’agir résolument à cette fin.

Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs, l’expression de notre très sincère considération.

Signataires

La Confédération Générale du Logement (CGL), la CLCV, la Confédération Nationale du Logement (CNL), la Confédération Syndicale des Familles (CSF), Droit à l’énergie (DAE), Familles Rurales, Indecosa-CGT, le Mouvement National de Lutte pour l’Environnement (MNLE), l’UFC Que Choisir

Crédit photo : © pioregur  – stock . adobe . com    

Webinaire Cybermalveillance [Replay] – Décryptage des principales menaces sur Internet et les solutions pour les éviter

Phishing, arnaques au faux support technique ou encore piratages de compte en ligne, pour vous aider à bien identifier les menaces sur internet et ne pas tomber dans le piège, nos experts ont fait le point sur l’état de la menace et ont délivré leurs recommandations afin d’être plus vigilant.

Hameçonnage (phishing en anglais), arnaques au faux support technique ou encore piratages de compte en ligne sont les principales arnaques auxquelles nous sommes confrontés sur Internet. Le but ? Récupérer vos données personnelles (numéro de carte bancaire, identifiants de connexion à votre compte, codes personnels…) pour les revendre ou usurper votre identité.

Pour vous aider à bien les identifier et ne pas tomber dans le piège, nos experts, Laurent Verdier, directeur formation, pédagogie et sensibilisation de Cybermalveillance.gouv.fr et Olivier Gayraud, juriste à la CLCV, ont fait le point sur l’état de la menace et ont délivré recommandations et conseils afin d’être plus vigilant. Ils ont répondus aux nombreuses questions des participants.

Pour regarder le webinaire cliquez ici

Source : CLCV nationale

Elections HLM 2022 – Phase communication et tractage

L’ensemble des listes déposées par la CLCV auprès de vos bailleurs ont été validées !

Nous entrons maintenant dans la phase de communication et tractage au sein des résidences.

N’hésitez pas à rappeler à vos adhérents et sympathisants de voter dès réception du matériel de vote sans attendre les derniers jours. D’autre part, nous disposons d’affiches, que nous pouvons vous envoyer sur demande, pour mettre sur vos panneaux.

Nous sommes à votre disposition pour d’éventuels renseignements complémentaires dont vous auriez besoin.

Les chargées de mission Logement / élections
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Pour le pouvoir d’achat, exigeons un gel des loyers !

Communiqués de presse CLCV – 23 juin 2022
Source : clcv.org

À la suite des élections législatives de dimanche et l’arrivée d’un futur gouvernement, la CLCV exige la mise en œuvre d’une vraie politique pour le pouvoir d’achat des locataires, pilotée par un ministre du Logement de plein exercice.

Le pouvoir d’achat des Français est de plus en plus mis à mal. La hausse des prix s’accélère sur l’ensemble des postes de dépenses des ménages (alimentation, carburant, énergie, loyer). A ce jour, l’inflation représente un surcout (hors loyers) de 123 € par mois. Le litre d’essence atteint les 2,40 €, et faire ses courses devient un luxe.

La situation est d’autant plus précaire pour les locataires. Les loyers progressent très rapidement (+2,48 % en avril, probablement plus de 5 % en juillet) et nombre d’entre eux doivent désormais choisir entre se nourrir et se loger. Alors même que les dépenses liées au logement représentent entre 25 % et 40 % du budget des ménages, il est absolument impensable que ne soit pas désigné un réel ministre du Logement, grand oublié du précédent et éphémère gouvernement.

Certains proposeraient dès lors de limiter la hausse à 2,48 % jusqu’à la fin de l’année. Cette idée correspondrait à une augmentation en moyenne de 15 € tous les mois (soit 180 € par an) pour une majorité des locataires, une somme qu’une hypothétique hausse des aides au logement ne compenserait pas. Une telle proposition serait donc difficilement supportable pour de nombreux ménages ayant déjà du mal à joindre les deux bouts. De plus, le maintien de la hausse continuerait d’alimenter l’inflation et donc d’aggraver les augmentations qui seront effectuées auprès des locataires l’année suivante. Or, un gel des loyers permet non seulement de préserver les locataires des conséquences de l’inflation, mais également de limiter le taux de cette dernière, les loyers étant pris en compte dans l’évolution de l’indice du coût de la vie.

La CLCV demande que soient mises en place trois mesures claires pour le pouvoir d’achat des locataires :

  • Le gel des loyers pour une durée d’un an dès juillet, le temps qu’une réflexion soit organisée sur la réforme de cet indice. Faute d’agir avec célérité, les locataires subiront en juillet une augmentation moyenne de leur loyer de 30 € par mois, soit 360 € à l’année si l’IRL devait être de 5 %.

  • Un prolongement des différents boucliers tarifaires liés à l’énergie.

  • La pérennisation de l’encadrement des loyers et l’autonomie des communes situées en zone tendue de mettre en place librement ce dispositif. En effet, l’encadrement des loyers permet de limiter les flambées locales. Les communes souhaitant le mettre en œuvre seraient libres de le faire, sans attendre un décret ou une procédure longue.

Nous ne pouvons pas perdre de temps face à l’urgence sociale que traversent nos concitoyens. La CLCV appelle l’ensemble des groupes politiques de l’Assemblée nationale à soutenir ces propositions.

Crédit photo : © svetazi   – stock.adobe. com

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